édito 2o21
  C'est alors qu' je m' réveillai . .
  (Rap somnambule . . à mon père qui n'en raillait pas moins, à bas bruit, . . bien trop bas.)

 
 


Les jeux coopératifs exaltaient les solidarités. Pour stimuler les initiatives, les plus prospères s'essayaient au ponzi-monopoly dérégulé. Les premiers chasseurs de primes blanchissaient leurs rentes et contaminaient la fête. Tout perdant devait être haut et court confiné. Les rares rentiers-créanciers snobaient sans masque la pandémie des fauchés. Sur sa planche à faux billets, le ponzi-banquier lançait la partie de shadow blackjack et effaçait les dettes des pokers menteurs à main armée. Les derniers mafieux jouaient leurs faux contrats à la roulette russe, le peuple des riens leurs vrais yeux face aux robots-cognes à LBD. Ah, ça irait, ça irait, ça irait !
    C’est alors qu' je m' réveillai . .

Le conseil scientifique ne consulterait pas le comité d’éthique. L'antiviral ne serait pas homologué avant des mois et il était trop tard pour noyauter les anti-vaccins. En revanche, le neuroleptique CastX19 de Sanophex était déjà validé en banlieue jaune. On y observait un fort recul des incivilités rebelles et les algorithmes y mesuraient une entropisation éclatante des hashtags crétiniques, sans hausse significative des indices complotistes ou fétichistes. Des promesses ici, quelques cadeaux là, et les ministères de l'Intérieur et de la Santé adopteraient le protocole textile. Mercredi, le président ordonnerait la gratuité des masques imprégnés.
    C’est alors qu' je m' réveillai . .
 
Les sécrétions lacrymales n’éliminaient plus les virus pris par les yeux. Désormais, les masques devaient être dépliés jusqu’au front. Tous les joueurs désormais chasseurs, les mains attachées dans le dos faute de gel, entraient en collision contagieuse sans se prévenir de visu du pot au noir. La maréchaussée, toute de transparence masquée, arbitrait et dressait les procès verbaux sans oublier d'abuser d'ardeur diligente. Elle démêlait les faux éraflés des vrais estropiés pour ne pas saturer les réanimations. Et pour cause, en l’état des connaissances, tous les soignants, dévoués, héroïques, devaient eux aussi se plier aux règles de #ColinMaillard.
    C’est alors qu' je m' réveillai . .

Scientifiques et philosophes s’accordaient pour admettre qu’une corrélation n’est pas nécessairement un symptôme de causalité. Elle s'avérait spectaculaire, constatée dans tous les gros clusters du monde entier, par de très nombreux observateurs plus ou moins indépendants mais tous convergents. Les vibrations de l’air, dans le spectre acoustique usuel, catalysaient les mutations et fortifiaient la toxicité des virus en aérosol. Les autorités, en mal de crédibilité depuis le début, ne pouvaient risquer d’être prises une fois de plus en flagrant délit d’incurie ou de négligence. L’impératif du masque se doubla immédiatement de l’injonction au silence.
    C’est alors qu' je m' réveillai . .

Si mon Triangle d'Or est en zone rouge ? Ta question est humiliante, rétorqua Ludovine de La Rochette au pigiste de FrInfox, pense à ta carrière mon petit. Nous seules, en ces temps de disette, savons faire rayonner Paris quoi-qu'il-en-coûte. De Dior à Vuitton, de Nina à Coco, nous sommes les fa.. phares de Calvin, de Sonia et d’Yves. J'ai l'oreille de Brigitte, nous gagnerons le droit à l'Outrage Par Autrui. Jamais nous ne flétrirons nos peelings sous une muselière. Jamais ! Nos caméristes porterons la nôtre par-dessus la leur. Si elles veulent cacher ces horreurs, nous obtiendrons la levée de l’interdit du voile et Pierre-Alexis créera pour elles le Carré CastX19.
    C’est alors qu' je m' réveillai . .

Un quasi-consensus physico-sociologique émergeait entre terriens : toute pyramide de Ponzi est dissipative, funestement. Notre babel-foutoir ponzi-financier itou, évidemment. Ce néo-consensus incluait une sursis-conclusion : quid de ponzi-pyramider jusqu’à demain ou d'effondrer la ponzi-babel dès ce Grand-Soir ? Entre shootés du haut et grugés du bas, nous n'en chahutions qu'avec force tartuferies, disputes, barbaries et autres exactions collatérales. En attendant la sainte ponzi-convulsion rédemptrice, on colmatait les fuites : un masque devant les orifices du haut, avant de hurler, un autre sous les stigmates du bas, avant de tirer la chasse.
    C’est alors qu' je m' réveillai . .

L’Agriculture lobbyait en faveur du masque au concombre bio. Le concombre lissait la peau des méninges, éliminait les infoxines réfractaires. Il matait énergiquement les idées trop jaunes ou insoumises. Le concombre masqué CastX19 était conçu pour apaiser le lobe frontal après une trop forte exposition aux irradiations intellectuelles. Ressourçant, rafraîchissant, il soulageait l’humiliation. Purifiant, astringent, il désincrustait les neurones en absorbant les excès d'acide colérique. Bayer aux corneilles en facilitait la pénétration. Il était interdit de retirer son masque facial pour l’engloutir par voie orale. Le ministère de l’Intérieur prônait un autre protocole.
    C’est alors qu' je m' réveillai . .

Les tests trop tardifs étaient bâclés, les faux négatifs mal soignés, les faux positifs mal tracés et les faux-culs trop bien télévisés. Les campagnes de dépistage concurrentes dispersaient des résultats impossibles à consolider. Les labos s’obstruaient de files d’attente fébriles et paniquées. Les clusters confinés s’étendaient au-delà des grandes cités. La deuxième vague s’enflait et déferlait. Les stigmates obscènes des covidés errants effrayaient les âmes sensibles des bobos épouvantés. Après consultation des préfets hérissés, le surgé CastX19 imposait le port du "masque républicain", à élastique abdominal, pour cacher les nombrils top-cropés.
    C’est alors qu' je m' réveillai . .

La pandémie creusait les inégalités aussi bestialement que l'Intérieur éborgnait les révoltés. Les #MasquesJaunes étendaient les luttes en multipliant les ronds-points. Le détournement #GJscan de l'app gouvernemental Shop-Covid, leur permettait de contrôler la jauge maximum des rassemblements en lieux ouverts. L’app TagMyFace anonymisait les textos grâce aux index des #GJ partagés sur le cloud miroir. Soucieux d'offrir à tous une information pluraliste anti-sauvage, l'in-sultant exigeait des médias sûrs la distribution de smart-masques 5G, au libre choix de son canal unique : xNews, LCx, TFx, ValActux, BFx, FrInfox, Libx & ParisMax.
    C’est alors qu' je m' réveillai . .

Notre 1er de cordée exigeait le masque 7j/7, 24h/24, partout et à jamais. Il n’échapperait plus à la revendication de gratuité, ni à l'exigence de confort extrême. Les prêtres de l’IA, flanqués de leurs bedeaux agiles, avaient fourbi l’Algo ad hoc. Ils avaient essoré tous les rhizomes sociaux et isolé les deux traits considérés cardinaux par le peuple lui-même : «On nous traite comme de la merde !», «On nous parle comme à des chiens !». Le masque universel serait donc déroulé en triple épaisseur, la face douceur imbibée de CastX19. Il serait jetable, sauf la laisse et le collier, et recyclable ad lib pour tous usages hygiéniques, en couche, en tampon ou en rouleau.
    C’est alors qu' je m' réveillai . .

Une logistique sans égale livrait le vaccin CastX19 à domicile par Congelissimo. Après 19 heures de décongélation, chacun disposait de 19 minutes pour l’auto-injection. L’aiguille, à usage unique, se brisait toute seule dans le muscle. La Santé déconseillait la fesse pour ceux qui souhaitaient s’asseoir sans effet secondaire. L'Intérieur préconisait plutôt la langue, l’oeil ou mieux : la moelle épinière. L'app CovidToss confirmait aussitôt à chacun la traçabilité 5G de son aiguille et de ses ARN-messagers connectés. Dès lors, en récompense de sa civilité sanitaire, chacun pouvait suivre gratis sa charge virale en temps-réel, qu’il soit immuno-testé ou placebo-dropé.
    C’est alors qu' je m' réveillai . .

Les covidés (corona ruminantia larvatum) étaient une famille de ruminants masqués répartie en 19 sous-familles. 1/ Les blindés (dentes divitiis) anthropophages. 19/ Les sans-dents (neque dentes) scatophages. Les autres étaient répartis selon les 17 ratios désir/dégoût de la colline de Ponzi. L’économie covidée, aussi circulaire qu'équitable, exigeait le port du masque CastX19 pour feindre d’amortir les gros écarts d’appétence. Les sans-dents, nourris du ruissellement des déchets du haut, masquaient leurs chicots. Les blindés masquaient leurs strass et onlays, sauf en mâchant les sans-dents qui atteignaient, gâtés, ragoûtants, le sommet de Ponzi.
    C'est alors qu' je m' réveillai . .

Les despotes fascisaient. Les forêts suffoquaient. Les oligarques blindaient. Les océans plastifiaient. Les racisés étouffaient. Les néolibéraux incontinaient. Les insolvables rendaient l’âme. Les ballots merdoyaient. Les empires bâillonnaient. Les 1ers de corvée fléchissaient. Les m’as-tu-vu dégoûtaient. Les migrants trépassaient. De cynisme, de sang, de feu, la biosphère sombrait, répugnante, fétide, irrespirable. Ceux qui n’étaient pas shootés ou endormis, imploraient l’anosmie. Epinglée au blair, par dessus ou sous le masque, en appoint de l'antalgique CastX19 pour serrer les dents, la pince à linge s’imposait désormais comme anesthésique terminal.
    C’est alors qu' je m' réveillai . .

Les #BigPharma s’arrachaient le jackpot du siècle. Paniquez ! Les doses flaconnaient à pléthores, à flux forcés, sans le moindre résidu délétère. Ayez confiance ! Aucun ARN synthétique, aucun, ne buguait ses nucléotides sous les séquences de CRISPR-CastX19. Attendez votre tour ! Aucun adénovirus manipulé, aucun, ne dardait d’autres protéines que la Spike P3-boostée de Wuhan. Courez‑y vite ! Aucun covidé, aucun, n'était cobaye naïf de phase 3, QR codé de phase 4, abonné aux rappels variants de phase 5+n, assureur en dernier ressort de phase N+p, au hasard de l'infinie combinatoire OGM des séquelles auto-immunes tardives. Relevez votre manche !
    C’est alors qu' je m' réveillai . .

Bouton vert oui, rouge non, une seule case par choix multiple. Je me sentais un tantinet infantilisé, moi et mes 45 ans d’informatique. Avez-vous lu les consignes CastX19 ?→Vert. H, F ou autres ?→H. Age ?→65-70. Poids ?→70-80. Dernière volonté ?→Rouge. Nous avions un peu froid, nus sous nos masques, mètre après mètre dans l’ordre d’arrivée au centre #Shop-Ton-Covid. Enfin on nous plaçait. J'étais seul à l’étage 65-70 de la pyramide des sièges. En bas des mômes riaient. Juste au-dessus la vieille priait. Face à nous, la catapulte tirerait 19 balles : 8 de tennis, 6 de golf, 4 de LBD et 1 de Kalach. J'avais confiance dans l'égalité de la méritocratie des chances.
    C’est alors qu' je m' réveillai . .

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Rien n'est plus surréaliste que la réalité elle-même.
Rien n'est plus certain que l'improbable.
Rien n'est plus croissant que l'Entropie.


(CC) Jef Saφi ( Mediapart / Le Studio / Blog : "De l'entre . . à l'autre" )

 











D'un Peuple . . comme d'un Cheptel


Dans un style délibérément accentué, pour durcir les lignes de force, marteler les points durs, pénétrer les taches aveugles, éclairer les angles morts, en un mot témoigner de ce que la "doxa", par définition réductrice et lénitive, estompe, distord, omet, manipule, falsifie, etc. Le risque encouru, ici ou là, est d'atteindre le seuil d'exaspération des lecteurs en plein déni de leur aliénation à la "doxa". J'invite ces derniers, mais tout autant ceux qui ne détecteraient pas ici la moindre insistance, à travailler leur sens critique, à élargir le spectre de leurs sources d'information, à suspendre leur jugement le temps de l'instruire suffisamment et enfin, à penser par eux-mêmes.

De toutes les fragilités que l’onde de choc pandémique aggrave, la fracture institutionnelle est une des plus profondes. Cette fracture s'ouvre sur deux lignes adjacentes : une divergence entre les États et les Nations, ainsi qu'une dissension entre les sciences et les techniques (ou plus exactement encore entre les ethos déontologiques et les hubris technologiques). Partout ou presque, les États phagocytés par des acteurs autoproclamés "premiers de cordées", au service des oligarchies financières et industrielles, s’entêtent dans des dispositions technocratiques aussi autoritaires qu'étriquées. Les Nations, animées et réanimées au jour le jour par les "premiers de corvées", par les corps sociaux opérationnels du soin alimentaire, sanitaire, culturel, etc., et par suite de la justice, de l’éducation, etc., s’efforcent de faire au mieux, puis au moindre mal, voire pire, avec des moyens de plus en plus exsangues. Les Etats n'émanent plus des Nations mais des puissances oligarchiques et financières, la Santé n'est plus guidée par les médecins mais par les puissances industrielles opportunistes.

Pour ce qui est du soin face à la pandémie Covid-19, le spectacle de la guerre ouverte et médiatisée entre les soignants effectifs d’une part et les marchands de vaccins miracles d'autre part, révèle combien l’État s’est enfermé dans sa doctrine technocratique comptable. Une guerre qui annonce déjà l’autonomisation et donc la privatisation de tel ou tel service de soin, de tels ou tels prestataires, etc., au détriment de la Sécu commune, de son réseau de CHU et d'IHU publiques, et donc in fine au détriment du soin équitable pour tous.

Une guerre dans laquelle les industries pharmaceutiques touchent le jackpot sur tous les tableaux, dès l'avant-vente jusqu'à l'après-vente, en baladant leurs clients, c'est-à-dire les états contraints d'annoncer un miracle qu'ils ne pourront pas réaliser et qu'ils devront payer au prix fort, au sens propre comme au sens figuré (secret des affaires et des contrats, défaussement quant aux risques et conséquences, retards et défauts de fournitures, inefficacité sur les futurs mutants, persistance des contagiosités, etc.). Une guerre dont les peuples pâtissent, mal protégés, mal soignés et brutalisés par une stratégie court-termiste de Stop&Go archaïque et totalitaire.

Les autorisations de mise sur le marché des vaccins OGM sont "conditionnelles". En échange de cette facilité, les industriels sont tenus de publier la liste de leurs "réserves de précaution" en regard des tests qu’ils n’ont pas eu le temps de mener à terme. Nombre de gouvernements en attendent un miracle pour faire oublier les incuries de leur politique sanitaire, à commencer par la destruction méthodique des services publics hospitaliers. Pour les citoyens, il est très aisé de connaître ces "réserves" des industriels, ne serait-ce qu’en consultant le VIDAL et bien d’autres sources scientifiques (mesVaccins, ReinfoCovid, IHU Médit.-Infection, etc.). Mais tous les patients impatients le font-ils sérieusement ? Qui peut soutenir, pour des gens en bonne santé, qui ont 1 chance sur 2 de s'être naturellement immunisé, 99 chances sur 100 de ne contracter que des formes bénignes, qui peut soutenir qu’il leur est inutile d’évaluer la balance bénéfice-risque de ces injections biogénétiques ? Les médias mainstream se gardent bien de le faire, et pour cause, le miracle attendu par leurs maîtres ne saurait être entaché de réserves au moment où seul le virus doit faire peur.

C’est ainsi que des peuples effrayés, entretenus quotidiennement dans l’angoisse, se ruent sur les vaccins, emportés par leurs instincts grégaires du "et moi et moi", aiguillonnés par les rivalités mimétiques du "y en aura pas pour tout le monde", etc. Les a-t-on informé qu’une fois vaccinés ils ne sauront pas s’ils demeurent contagieux pour les autres ? Qu’ils ne sauront pas s’ils sont pleinement immunisés, ni pendant combien de temps ? Qu’ils ne sauront pas quels sont ni la probabilité ni la nature des toxicités tardives, dans quelques mois ou quelques années ? Ont-ils été informés que les soins préventifs pour soutenir le système immunitaire sont simples et disponibles ? Que les médicaments de soins précoces sont désormais nombreux pour amortir la virulence des infections et en réduire considérablement les formes graves ? Les a-t-on informé que les vaccinés ne protègeront pas les autres, s'il est vrai qu'ils demeurent contagieux, s’il est vrai que la pression vaccinale peut augmenter la charge virale (cf. la facilitation ADE non testée par les essais cliniques) et in fine favoriser "l'échappement immunitaire", i.e. la sélection des variants les plus résistants ? (c.f. Geert Vanden Bossche, Étienne Decroly, Pascal Crepey, Jacques Testart, Christian Vélot, Paul Jorion, Hélène Banoun, Jean-Michel Constantin, Kaarle Parikka, etc., malheureusement ce ne sont que des scientifiques rationnels, ignorés des stratèges industriels et de leurs valets.)

Croient-ils vraiment que des industriels peuvent produire très bien ce qu’ils doivent fournir très vite en très très grande quantité ? Croient-ils vraiment que, dans ses conditions acrobatiques, des solutions géniales en théorie seront nécessairement sans défaut en pratique ? Sans aucun résidu fortuit d’aucun ADN souche ? Sans aucun bug des ARN-messagers ? Sans configurations inconnues des adénovirus manipulés ? Sans aucune incidence des nanoparticules porteuses ou des adjuvants ? Etc. Croient-ils vraiment que les industriels se donnent tout le mal nécessaire pour atteindre la plus haute assurance qualité possible, quoi-qu'il-en-coûte pour leurs actionnaires, alors même qu’ils se sont assurés de ne jamais avoir à payer les éventuels dégâts ? Alors même qu’ils sont en compétition pour des enjeux colossaux, gardiens des secrets de leurs affaires, avares de tout transfert de technologie ? Ont-ils compris que ce sont eux, les patients, qui seront le moment venu les contribuables qui paieront ces dégâts ? En somme, a-t-on informé le cheptel apeuré qu’en se ruant vers les vaccinodromes, il constitue à l’insu de son plein gré l’échantillon des cobayes de phase 3 de vaccins OGM expérimentaux ?

On est entré dans l’état d’urgence sanitaire avec autant de discernement que dans l’état d’urgence antiterroriste. On ne sortira jamais plus ni de l’un ni de l’autre. Il faut donc apprendre à assumer démocratiquement les dégâts de nos mœurs destructrices, géopolitiques comme écologiques, sans espoir de les éradiquer miraculeusement un jour prochain. Les néolibéraux, bientôt libertariens, font tout pour empêcher une telle reprise en main démocratique, solidaire et fraternelle, dont ils ne tireraient aucune rente pérenne. Leur mutation idéologique crève les yeux, là où ils étaient mus par le profit opportun, ils ne le sont plus que par la rente parasite.

Pour eux, la pandémie est une aubaine, l'occasion de conserver leur emprise par l'instillation panoptique et synoptique des peurs, des suspicions, des doutes, puis des angoisses et des stigmatisations, etc. Ce faisant, notre petit roi aussi brillant qu'arrogant, compétent en ceci que ses actes sont en accord avec ses objectifs, s'applique à poursuivre le démantèlement de l’état social au profit des prédateurs privés qu'il sert. C'est un "pervers narcissique", du point de vue anthropologique et sociologique de sa politique. Soit, imbu de lui-même, il ne voit pas qu’il s’enferme dans l’incurie de celui « qui ne sait pas qu’il ne sait pas ». Soit il sait ce qu'il fait et s'enferme dans le cynisme du prédateur qui n'a cure de la souffrance de ses proies. Quoi qu'il en soit, il nous entraîne vers le pire, un Etat qui ne peut que sombrer dans l’entêtement totalitaire chaque fois que la Nation résiste.

Pourrons-nous attendre 2022 pour le détrôner ? Pourrons-nous laisser les abstentionnistes aller à la pêche quand la facho-sphère lui substituera l’insoutenable pétainisme de notre extrême-droite endémique ? On peut envisager bien d’autres scénarios. Que la Nation, dans le sillage des Gilets Jaunes, fasse sécession dès cette année dans une explosion d’initiatives de désobéissance. Que Macron ne soit pas au 2nd tour, voire même qu’il ne soit plus présentable au premier. Ou que tous ces scénarios à la fois, agrémentés de tous les débordements possibles et improbables, les pires comme les meilleurs, spontanaissent portés par la croissance inexorable de l’entropie, là où les réalités physiques et anthropologiques avancent plus vite que nos cyniques et stupides chefaillons de la start-up nation en plein dérapage.

Prenez garde citoyens ! L'esprit versaillais des massacreurs de la Commune, l'esprit collaborateur de Vichy, les vieux pétainismes de droite et d'extrême droite sont de retour, distillés dans les discours ici traditionalistes ou libertariens, là opportunistes ou démagogues, tous alliés objectifs, idiots utiles des oligarchies au pouvoir, tous mis en scène par les médias serviles pour flatter ou distraire les ballots en exacerbant leurs anxiétés et leurs phobies, excitant leurs vieilles intolérances, insinuant de nouvelles bassesses. Ce néo-fascisme, tel un virus, contamine d'ores et déjà la cervelle des petits-bourgeois du "jusque là tout va bien pour moi". Le moment venu, ils s'abstiendront ou plébisciteront leurs nouveaux matons.

" Le fascisme n'est pas le contraire de la démocratie mais son évolution par temps de crise . . " (Bertolt Brecht)

Il est encore temps de rendre la République aux citoyens éveillés et de secouer les étourdis. Il est urgent de raviver notre triptyque "Liberté, Égalité, Fraternité" dans ses trois dimensions à la fois, c'est-à-dire non pas seulement additionnées mais conjuguées. On voit où mène la Liberté inégalitaire à solidarité restreinte. Il est urgent de sauver ce qui reste encore de notre soit-disant "démocratie". La démocratie représentative bourgeoise n'est représentative que de la bourgeoisie, "elle n'est démocratique que dans les limites de sa bourgeoisie" dit Frédéric Lordon, elle n'est pas même démocratique entre gros et petits bourgeois.

Il est urgent de sauver ce qui reste de notre Etat social moins démolie par la pandémie que par l'aubaine qu'offre celle-ci à nos intendants comptables pour la ruiner, encore et encore, et la liquider à coups de lois d'exceptions féodales (Urgence sanitaire dictatoriale, Sécurité Globale totalitaire, Loi Climat renégate, perversions de la laïcité au détriment de la loi de 1905, privatisations rampantes, sabotage des Assurances Sociales solidaires, chasses aux sorcières, etc.).


1871 - 2o21 - 2o22
Place au Peuple !  Place à la Commune !
Place à la VIe République . . par Constituante citoyenne
pour se réapproprier les Communs et les gouverner en commun !





























La manifestation du 19 mai 2o2o fera date . . tout comme la Marche pour les Libertés du 12 juin

. . non pas parce que les polices d'extrêmes droite revendiquent un ascendant accru sur les décisions de justice, mais parce que la "goche", ou plutôt la "droite complexée", y rejoint tous les réactionnaires et les néofascistes en compétition pour les régionales et 2o22. Que Pécresse, Bertrand, Darmanin, tirent la bourre à Bardella, le Pen, Mariani, etc., sous les applaudissements de Zemmour et de la plupart des médias main-stream, est le commun des débats nauséeux des droites glauques. Mais qu'ils soient rejoints, avec tant de bêtise et d'indigence, par les PS Faure, Hidalgo, etc., le PCF Roussel et l'EELV Jadot, en dit long sur l'état des décombres de la vague dégagiste de 2o12 et 2o17. Si les gauches d'appareil ne se réconcilient pas, ce n'est pas pour des raisons d'égos ; cette fois ça se voit et on comprend pourquoi.

Quand le fascisme prétend venir au secours du statu quo néolibéral, les néolibéraux s'empressent d'en emboîter les pas martiaux, fut-ce en se pinçant le nez, et s'imaginent déjà siphonnant leurs forces alors qu'ils se font eux-mêmes siphonnés de fonds en combles. Pétain a du se retourner dans sa tombe, non pas pour râler de douleur, mais pour sortir applaudir. Il y a fort à parier que le PS va bientôt finir de se dissoudre dans les jus de la macronie, que les apparatchiks du PCF qui vont à la soupe pour sauver leur machin en seront les derniers adhérents, et enfin qu'EELV va éliminer ses derniers green-washers au plus tard pour les primaires. C'est ce qu'il faut souhaiter, un vrai programme de gauche va pouvoir émerger sans distorsion. Puissent tous les citoyens voir clairement ce que sont désormais les véritables enjeux de 2o22 : une 6ème République démocratique citoyenne écosocialiste ou une resucée putride d'un vichysme servile aux ordres des oligarchies financières.

Le projet néolibéral européen est en cours depuis 30 ans, depuis Maastricht 1992, en passant par le rejet de 2oo5 trahi par la Sarkozie. Le projet est poursuivi avec zèle par la macronie à un rythme que même ses prédécesseurs n’avaient pas rêvé. Il a suffi à la macronie de s’appuyer sur les effets d’aubaine qu’apportent la répression des Gilets Jaunes (traitée comme du terrorisme), et la syndémie covid-19 (traitée comme une pandémie) pour accélérer le processus "quoi qu'il en coûte" socialement.

Quel est ce projet ? Détruire les états-nations hérités de l’après-guerre et réaliser la fédération européenne des EuroRégions (sur le modèle des länder). Le coeur du dispositif est évidemment celui des institutions de l’UE d’où disparaîtrait petit à petit le Conseil Européenne (des chefs d’états) au profit du Conseil de l’UE (des ministres européens) et de la Commission Européenne (des commissaires). Disparaîtraient alors deux entités historiques républicaines : les états-nations et les communes, et adviendraient pour toujours la gouvernance des lobbyistes multinationaux enfin débarrassés du rôle social des entreprises. On comprend alors pourquoi le néolibéralisme s’accommodera d’épisode néofascistes, au point même de leur tendre la perche, le temps de saboter ou d’interdire toutes tentatives sociales et solidaires de reprise du contrôle de l’état-nation par son peuple laborieux.

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L'annonce du 12 juillet durcissant les mesures sanitaires
et les réactions qu'elle soulève feront date . . 

Sous la menace d’une 4ème vague amplifiée par les insouciances estivales, Macron franchit la Ligne Jaune. Armé des conclusions du modèle mathématique inepte du groupe de Paolo Bosetti (*), le monarque annonce une nouvelle loi d’exception sanitaire qui maintient le déconfinement des vaccinés en stigmatisant les autres qualifiés de négligeants, d'irresponsables, d'égoïstes, et bientôt de criminels. Dans l’incapacité juridique d’imposer un vaccin expérimental à tous (à l’exception des soignants, jadis applaudis, désormais pestiférés), dans l’incapacité de prouver une balance bénéfice/risque positive en population (et pour cause, les pharmaco-vigilances sont passives et myopes), par entêtement idéologique néolibéral de ne pas mettre en place de mesures alternatives en compléments des vaccins, notre technocrate en chef invente la ségrégation administrative des non-vaccinés, les désigne à la vindicte médiatique et les contraint, tel un cheptel indocile, à la fessée policière.

Le passe-sanitaire n'est rien d'autre que la vaccination obligatoire par le chantage sur les libertés publiques. Le projet de loi, adopté par sa majorité de pantins (à quelques nouvelles exceptions près), enfonce désormais la nation dans un puits de confusions juridiques et sociales qui feront très vite et pour longtemps plus de dégâts que le virus lui-même. Macron l'incompétent, s’est-il fait déborder par le relâchement consumériste estival, ou Macron le cynique, s’est-il laissé déborder pour pouvoir sonner la fin de la récréation ? Les deux sans doute, dans une proportion inconnue de lui-même, mais estimée exploitable par le cabinet McKinsey et son conseil secret de défense. Les historiens répondront plus tard à cette subtile question, les électeurs le feront dans quelques mois et les classes populaires en colère dès les samedis prochains. Macron va diviser, c’est probable, pour mieux régner, c’est moins sûr. Le bloc bourgeois se lézarde déjà et le bloc populaire se rassemble bon an mal an.

Si la nation n'est pas tôt re-constituée en sa VIe république, alors viendra le temps des insurrections et de la barbarie.
Tel est désormais "l'impératif atmosphérique" !
( José Ortega y Gasset, mobilisé par Michel Maffesoli)

(*) - « Estimating the burden of SARS-CoV-2 in France », Science, 13 mai 2o2o. Le document en pré-print le restera longtemps, aucun mathématicien n’hypothéquera sa crédibilité en accréditant une telle accumulation d’aberrations et de manipulations grossières. Sans doute n’est-il là que pour donner une caution scientifique d'apparat à une décision de pure tactique politicienne de la part du dernier monarque de la Ve République.

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Les inserts vidéos ci-dessus sont une sélection qui condense les épisodes que nous jugeons significatifs et les analyses que nous estimons pertinentes de la période. Il s'agit d'un point de vue ouvert à la critique i.e. au "débat aussi objectif et raisonné que possible, écartant l'autorité des dogmes, des conventions ou des préjugés, auquel on soumet quelqu'un ou quelque chose pour mieux en appréhender les caractéristiques, y compris un jugement des qualités et des imperfections". Pour une sélection plus ample et plus profonde et pour ne rien perdre de ce qui vaut d'être lu et entendu (de notre point de vue), vous êtes invités à parcourir les contenus qu'indexe le bloc-note Entropy ≥ Memory * Creativity ² . ./. .






Aperçu complet disponible en ligne . . ICI


puzZle pictOsophique :
- album dé(re)composé de pictures extraites des
Fragments pictosophiques
- émaillé de spéculations philosophiques extraites du blog-notes
Entropy > Memory . Creativity ²


Editeur : blurb
ISBN : 9781714554713


Format : 30 x 30 cm
Couverture rigide imprimée
108 pages


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joëL evelyñ & françois
@mail Joël Evelyñ François
l' e-perso qui se lie comme il s'écrie